Derrida, le poème

De la poésie comme indéconstructible

Guillaume Artous-Bouvet
couverture
L’œuvre de Jacques Derrida n’aura cessé d’interroger la poésie et le poème, au travers d’une confrontation insistante à un corpus signé par certains des plus grands noms de la modernité  : Mallarmé, Artaud, Ponge, Celan, Genet, pour n’en citer que quelques-uns. Le poème y est d’abord (1960-1970) saisi comme l’incarnation du rêve logocentrique d’une parole présente à elle-même, contractée et configurée dans l’unité d’un seul souffle. Déconstruit pour en reconduire l’occurrence à l’immanence générale d’une littérature faite Texte, il deviendra (avec Mallarmé notamment) l’un des instruments les plus puissants de l’opération de déconstruction.

Mais le poème résiste et insiste en son lieu singulier, à partir notamment des années 1980  : à l’effort déconstructeur, il objecte décidément sa « chose » (Signéponge), l’effet vertigineux de son secret (Schibboleth), l’itération sans fin de sa redite (Feu la cendre). Ce livre se propose dès lors de montrer comment le poème apparaît, au terme de l’itinéraire derridien, comme l’un des noms de l’indéconstructible.
La presse en parle
Sitaudis
« L’écriture ne désire pas "que quelque chose reste après moi". Il s’agit plutôt "de vivre aujourd’hui, ici maintenant", la "vérité d’un monde tel qu’il est, lui-même, c’est-à-dire sans moi". Où "rien n’aura eu lieu que le lieu". Et "rendre justice" à un poème, c’est "le lire dans l’inquiétude de la cause qui en justifie le surgissement". » - François Huglo
Plus de livres du même auteur
couverture-de-livre

Inventio

Guillaume Artous-Bouvet

26/06/2019

couverture-de-livre

L'hermétique du sujet

Guillaume Artous-Bouvet

08/04/2015

2019 © éditions Hermann. Tous droits réservés.
Nous diffusons des cookies afin d'analyser le trafic sur ce site. Les informations concernant l'utilisation que vous faites de notre site nous sont transmises dans cette optique.