La présence d'un passé de violences

Mémoires et identités autochtones dans le Guatemala de l'après-génocide

Karine Vanthuyne
couverture
Le 10 mai 2013, devant la salle comble d'un tribunal de Guatemala Ciudad, la juge Jazmín Barrios reconnaissait l'ancien général José Efraín Ríos Montt coupable de crime de génocide et de crimes contre l'humanité. Ce livre met en lumière les limites de tels projets dits de « justice transitionnelle » à partir d'une « double ethnographie », soit une longue enquête de terrain qui fut menée à la fois au sein des associations qui ont initié la poursuite contre Montt, et auprès de survivants du conflit armé guatémaltèque (1960-1996) qui ont participé à celle-ci. Grâce à une analyse fine des tensions qui se jouent entre l'imaginaire politique de défenseurs des droits humains, et celui de paysans mayas n'ayant jamais connu, et ne connaissant toujours pas, d'État de droit, il identifie les obstacles à la démocratisation de sociétés qui non seulement émergent de guerres, mais aussi d'histoires longues de marginalisation économique et de domination politique.
2019 © éditions Hermann. Tous droits réservés.
Nous diffusons des cookies afin d'analyser le trafic sur ce site. Les informations concernant l'utilisation que vous faites de notre site nous sont transmises dans cette optique.