Cachez ce Beau que je ne saurais voir !

L'avènement de l'imbeau au XXIe siècle

Bertrand Naivin
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Du succès de la saga Moi, moche et méchant au #chubby sur Instagram, du selfie au photo-dumping, du désormais incontournable pull moche arboré à Noël à l’improbable design de la Citroën AMI, il semble qu’aujourd’hui, la Beauté avec un grand B ne soit plus en vogue.

Normatif et dictatorial, artificiel et trompeur, prompt à l’asservisse­ment et au rejet du différent, le Beau est alors à présent accusé d’intolérance et de propagandisme.

Dès lors, la Laideur est devenue en art une source intarissable de liberté esthétique et une critique de la culture du Surhomme des dictatures du XXe siècle avant que le moche ne soit considéré comme une réponse à l’hyperesthétisme impersonnel et deshumanisant des mass media.

Depuis, l’heure semble désormais à l’élaboration d’une esthétique de l’inesthétique et à la banalisation comme à la valorisation de nos penchants les plus abjects. De cette tendance émerge une nouvelle valeur qui ne prétend plus à la transcendance du Beau ni au choc cathartique du Laid, mais revendique une mocheté assumée et militante. Un moche qui entend déconstruire les anciennes hiérarchies esthétiques et morales au profit d’une vision résolument inclusive. Un néo-moche que nous qualifions d’imbeau, et dont ce livre propose d’analyser la genèse artistique autant que sociétale.

 
La presse en parle
Le Temps - 11 août 2023
« Du point de vue de Bertrand Naivin, tout dans cette évolution n’est pas à jeter: « l’imbeauté », « une mocheté assumée et revendiquée », à distinguer d’une beauté « ratée », serait cultivée aujourd’hui pour être une valeur plus inclusive, plus populaire, plus démocratique que le beau, dans un élan de «décroissance esthétique vertueuse. » - Stéphanie Pahud
La Gazette du Val d’Oise - 25 juin 2023
« Les codes esthétiques changent perpétuellement et, selon Bertrand Naivin, cela exprime une aspiration de l’homme à créer et à toujours se renouveler. » - Axelle Bichon
Marianne - 19 mai 2023
« Des selfies qui enlaidissent aux défis de « pulls moches », le beau a perdu le monopole et le moche s'assume. Un moche « inclusif », selon l'universitaire Bertrand Naivin, qui analyse ce phénomène dans « Cachez ce beau que je ne saurais voir ». » - Mikaël Faujour
La Liberté - 22 avril 2023
« Cet essai, un Requiem au bon goût ? Au contraire : une audacieuse relecture de nos codes culturels contemporains. » - Thierry Raboud
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