Hegel

De la Logophonie comme chant du signe

Jean-Luc Gouin
couverture
Hegel ne dénature-t-il pas la raison en la fondant somme toute sur un acte de foi lorsqu’il maintient, dans Die Vernunft in der Geschichte, que « la seule idée qu’apporte la philosophie est la simple idée de la Raison – l’idée que la Raison gouverne le monde » ?

On se doute qu’une telle proposition ne fit pas l’unanimité au sein des milieux intellectuels et philosophiques. Des pans entiers du réel, objecte-t-on à l’auteur, ne peuvent être considérés absolument rationnels. Hegel ne perd pas pied. Imperturbable, il réplique incontinent que la raison demeure en vérité l’unique juge : le geste «  irréfléchi  » est-il rationnel, l’Histoire est-elle rationnelle, l’univers empirique est-il rationnel... ? Qui peut le dire sinon la réflexion, la pensée, l’exercice de la raison en commerce avec son objet. Tout objet. Y compris elle-même. On ne saurait en effet opiner sérieusement sur quelque référent sans avoir préalablement réfléchi celui-ci, sans l’avoir chamboulé, littéralement, de nos interrogations. Le vrai et le faux sont par définition les enfants d’une réflexion. Les enfants de la raison. Or, si rien de signifiant ne peut être dit hors la raison, et que de ce fait celle-ci se révèle comme l’«  irréductible  » source de sens, il devient impératif de tout mettre en œuvre de manière à « saisir la raison dans sa détermination ». C’est le projet hégélien.
La presse en parle
Politique et Sociétés (2019/3)
« « Le Hegel de Jean-Luc Gouin [...] une série d’exposés brillants sur sa philosophie. » » - Omer Moussaly
Implications Philosophiques (août 2019)
« « En conclusion, Gouin nous propose un Hegel dans un style qui tranche volontairement avec les études anglo-saxonnes sur le philosophe allemand. [...] Lecture romantique de Hegel, ce livre s’adressera donc au lecteur soucieux de vouloir s’oxygéner et de penser à neuf au sein d’un espace de pensée balisé par la pensée du philosophe. » » - G. Lejeune
Études Germaniques (2018/4)
« « Ce « Chant du signe » [:] un hymne à la Raison, comme un arraisonnement d’icelle, parole adressée aux proportions du Logos, à la mesure du Prométhée [qui] apporte le feu à l’humanité. [...] Au point nodal de cette défense et illustration du Réel-Sujet hégélien se situe un insolite ‘monodialogue' avec Michel Onfray où Jean-Luc Gouin se surpasse. » » - Herbert Holl
Actu Philosophia (Nov. 2018)
« « J.-L. Gouin est un interprète de Hegel inclassable, animé par une remarquable originalité […] Ce livre, véritable OVNI des études hégéliennes, aura sans doute du mal à trouver son public ; trop original par sa langue et ses références pour les milieux académiques, trop technique pour les profanes [...], il déroute – mais, déroutant, il séduit. » » - Thibaut Gress
L’Agora (Mai 2018)
« « Jean-Luc Gouin […] Tout ce qui lui passe par la tête lui passe aussi par la plume. Vrai et faux en même temps. Tout est si bien rangé dans sa tête qu’il s’agit d’une spontanéité étudiée combinant tous les genres littéraires, tous les niveaux de langage sur son orgue à cinq claviers, mêlant allègrement la culture savante et la culture populaire. » » - Jacques Dufresne
Presses de l'Université Laval (co-éditeur)
« « Une appréhension vibrante et originale, à la fois ample et racinale, de la grande thèse de la rationalité du réel telle qu'exposée par le philosophe allemand Hegel » » - PUL
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