Joaquín Ferrer

Juan Manuel Bonet, Serge Fauchereau
couverture
Pour Joaquín Ferrer, tout semble avoir débuté en mai-juin 1968. Pour une première exposition personnelle, en plein Quartier latin, cela paraît le plus mauvais moment qu’on puisse imaginer ; mais les gaz lacrymogènes n’aveuglaient pas tous les yeux. Des observateurs perspicaces aussi différents qu’Alain Bosquet et Catherine Millet ont aussitôt attiré l’attention sur un artiste qui avait enthousiasmé Max Ernst. Dès lors, le mot circulait parmi les curieux de nouveauté : « Avez-vous vu ce peintre cubain exposé au Point cardinal ? » C’était un abstrait, assurément, mais sans violence gestuelle, sans giclements de peinture ni sècheresse mathématique et pour l’heure doué d’une pondération capable de conjuguer la géométrie et les formes organiques. Quelques mois plus tard, Bruxelles et Genève commençaient à exposer Ferrer et tout aurait pu s’enchaîner commodément pour un artiste au style reconnaissable et reconnu.

En réalité, rien n’a été aussi simple et c’est un des objectifs de la rétrospective à la Maison de l’Amérique latine (25 mai-29 juillet 2017) de montrer un développement chronologique plus complexe et richement diversifié.

 
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