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Éditions Hermann - Catalogue

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La fin dans le monde Michel Deguy
La fin dans le monde
Michel Deguy

ISBN : 9782705669034



25.00 €

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Présentation :
« La fin est double et donc duplice : but poursuivi (télos) et achèvement (terminus), ce après quoi les choses ne sont plus comme avant, « fin d’une époque », césure. En surimpression dans notre langue à la faveur d’une homophonie, la faim projette sa hantise, comme le Cri de Munch, sur le spectaculaire diorama de l’époque. La fin épuiserait la faim. On se demande comment ça pourrait finir. Nombre de scenarii envisagent les derniers jours, le dernier homme. Il n’est pas impossible d’imaginer une fin par atélie et par hypertélie associées. L’atélie, c’est quand les fins professées, « dernières », par l’économie-monde partent en fumée comme le « supplément d’âme » ou les fameuses « valeurs » épuisées d’entrechocs, de mépris et d’anorexie, et que reste seule, mise à nu par ses célibataires, la machine infernale production-consommation, qui ne se soucie bientôt plus de ses alibis. L’hypertélie (qui causa, nous dit la vulgarisation scientifique, la mort de gigantesques mammifères il y a cent mille ans), c’est quand le prédateur surdimensionné avale la « nature » et écrase la terre : la créature terrestre s’immortalise en s’émondant avec son génie génétique et ses prothèses. La fin, ou sens, réserve à la pensée son secret difficile à instruire à chaque grand âge, dans une proportion d’or et de fini et d’infini – comme la formule Pascal dans son énigme : « l’homme passe infiniment homme ». Comment faire proportion par les temps qui courent ? L’alliance radicale de la pensée poétique et de la pensée écologique s’exerce aux paradoxes d’une telle proportion. On en trouve des esquisses dans le présent essai, études et lectures. »

Auteur :
Michel Deguy, professeur émérite (Paris VIII), a présidé le Collège international de philosophie de 1989 à 1992 et la Maison des écrivains de 1992 à 1998. Il est rédacteur en chef de la revue "Po&sie" et membre du comité de la revue "Les Temps modernes". Après le prix Fénéon, Max Jacob et Mallarmé, il a reçu le Grand Prix national de poésie (1989) ; et pour la revue "Po&sie", le prix de l’Encyclopædia Universalis. Une décade lui a été consacrée à Cerisy en 2006 (L’allégresse pensive, Belin, 2007).