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Les Usages de la preuve d’Henri Estienne à Jeremy Bentham

518 pages - 150 x 210 mm
3 illustrations NB
Parution :

Les Usages de la preuve d’Henri Estienne à Jeremy Bentham

SCHANDELER Jean-Pierre et VIENNE-GUERRIN Nathalie (dir.)

Les collections de la République des Lettres

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livre Papier ISBN 9782705689513 45,00 €

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Le présent volume interroge les linéaments sémantiques et les usages de la notion de preuve, du XVIe au XVIIIe siècle, essentiellement en France et en Grande-Bretagne. Contrairement à une idée peut-être attendue, la notion n’est ni monolithique ni univoque ; elle est au contraire plastique. En effet, à partir de preuve ou de Proof et Evidence se déploie tout un champ sémantique. La notion se trouve imbriquée dans des pratiques religieuses ou impliquée dans des effets esthétiques : la plaidoirie ou le réquisitoire réorganisent les faits, créant des fables. On touche alors au domaine de la fiction littéraire qui exploite toutes les ressources de la probation, depuis la production de signes jusqu’à la caution de «l’extra-ordinaire» dans le théâtre. La notion se caractérise aussi par sa circulation d’un champ de la connaissance à l’autre. Pour assurer le passage de «liaisons nécessaires» entre des éléments divers qui doivent conduire à la certitude, il faut s’être approprié un art de la démonstration. Ce passage-là marque certainement une étape dans la conception de la notion de preuve. Il souligne le rôle historiquement grandissant de la probabilité dans la prise de décision. Les études qui constituent ce volume invitent à considérer la notion de preuve comme l’un des éléments du long processus de division des savoirs.