Recherche rapide

Recevez notre Newsletter !

Kamikazes, fleurs de cerisiers et nationalisme

580 pages – 150 x 230 mm
Parution :

Kamikazes, fleurs de cerisiers et nationalisme

OHNUKI-TIERNEY Emiko

Pour commander, cliquer sur la version souhaitée

livre Papier ISBN 9782705686758

  • Présentation
  • |
  • Auteurs
  • |
  • Sommaire
  • |
  • Revue de presse

Traduit de l’anglais par Livane Pinet Thélot

Traduction revue par Xavier Marie

 

La guerre du Pacifique s’est finie tragiquement avec l’opération Tokkōtai, sans précédent dans l’histoire, qui a envoyé des milliers de jeunes hommes à la mort. Parmi eux, environ un millier étaient des étudiants provenant des meilleures universités, diplômés précocement afin d’être mobilisés. Aucun n’est mort pour l’empereur, aucun ne fut vraiment « volontaire », et aucun n’a envisagé cet acte comme un suicide – tout le

contraire du stéréotype des pilotes kamikazes ayant enterré les informations factuelles dans la poubelle de l’histoire.

Pourquoi ces hommes en sont-ils venus à approuver la mission militaire et impériale du Japon ? Pourquoi se sont-ils envolés vers leur mort, quand ils ont su que le Japon allait perdre la guerre ?

Afin de répondre à ces interrogations, l’ouvrage étudie le développement de la militarisation des masses et examine en détails les journaux intimes des pilotes écrits sur plusieurs années. Les quêtes intellectuelles auxquelles ils aspirent incarnent l’expérience de beaucoup de Japonais qui, depuis la fin du xviiie siècle, se passionnent pour la haute culture occidentale, tout en résistant à l’impérialisme politique et culturel de

l’Occident.

La question soulevée dans ce livre n’est cependant pas qu’un « problème japonais ». À travers le monde, dans le passé et aujourd’hui encore, des intellectuels se sont impliqués dans des guerres et des politiques totalitaires contre l’humanité. L’auteur porte une attention particulière au processus d’esthétisation des actions militaires par le gouvernement, en particulier le sacrifice pour l’empereur, qui fit du trope « Tu

tomberas comme de beaux pétales de cerisier », l’outil d’une manipulation esthétique dont les jeunes soldats ont été les victimes.